Izarry : « Il n’y a rien de meilleur que de pouvoir jouer en live »

IZARRY

Après le succès de ses deux premiers albums « Toute la distance » et « J’imagine », Izarry revient avec un nouvel opus intitulé « Vis » qui est disponible depuis le 16 mars dernier. Actuellement en tournée dans toute la France, l’artiste est revenu sur ses débuts musicaux, son dernier album et sa tournée.

Ameline Carnevale : Izarry, vous êtes auteur, compositeur et interprète. D’où vous vient cette passion pour la musique ?

Izarry : J’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont pris l’initiative de m’inscrire dans une école de musique dès mon plus jeune âge, ce qui m’a permis de découvrir le piano dans un premier temps, puis la guitare. J’ai toujours aimé écrire. Un jour, j’ai posé mes textes sur mon piano et ça a été une révélation pour moi. Depuis ce jour, je ne me suis jamais arrêté. La musique occupe tout mon temps, toute ma vie!

A.C : J’aimerais revenir sur votre titre « Souviens-toi » qui est un hommage à Vincent Humbert et qui se positionne sur le sujet de l’euthanasie en France. Pourquoi avez-vous fait ce choix ?

I : J’avais découvert ce fait divers dans les journaux et cela m’a beaucoup touché. Aujourd’hui, c’est même plus qu’un fait divers, c’est un fait de société et le débat est toujours ouvert actuellement. L’écriture du texte m’est venue naturellement. J’ai posté ce titre sur internet sans jamais le mettre sur aucun album, simplement pour participer au débat. Grâce à cela, j’ai pu entrer en contact avec la mère de Vincent, ce qui a permis de beaux échanges. Je suis fier de ce choix. De la même manière, sur mon nouvel album « Vis », j’ai écrit une chanson en hommage à Malala, prix Nobel de la Paix de cette année, mais surtout symbole mondiale de la lutte pour les droits de la femme. Il y a des personnes et des histoires qui touchent, c’est donc important de faire résonner les débats lorsqu’on a la chance de pouvoir s’exprimer à travers un art. Je ne suis pas à l’abri d’écrire sur d’autres sujets dans un prochain album !

A.C : Il y a quelques années, vous avez été invité par Calogero à faire ses premières parties sur la tournée Pomme C. A cette occasion, vous avez notamment chanté à Metz, votre ville, devant 40 000 personnes. Comment avez-vous vécu ce moment ?

I : C’était un moment incroyable, une belle opportunité et un travail rigoureux pour être à la hauteur. Cela s’est déroulé en 2008, la route a été riche en surprises et en rencontres. Sur mon nouvel album notamment j’ai pu collaborer avec le réalisateur et mixeur des albums de Stromae, Lionel Capouillez.

A.C : Sur votre deuxième album, vous avez collaboré avec le compositeur Gioacchino Maurici, qui n’est autre que le frère de Calogero, pour qui, il a composé les fameux titres : « En apesanteur » et « Si seulement je pouvais lui manquer ». Vous sentez-vous proche de l’univers musical de Calogero ?

I : En effet, Gioacchino a réalisé mon deuxième album en 2013. C’était une belle et enrichissante collaboration mais sans lien avec la première partie de Calogero. Il s’agit simplement de chemins qui se croisent. J’aime beaucoup l’univers de Calogero et son parcours mais je pense que mon univers est différent du sien, d’autant que « Vis » est un album à l’univers pop teinté d’électro.

A.C : Vous êtes d’origine Franco-Italienne tout comme Calogero. Est-ce que vos origines créent un lien étroit, particulier entre vous ? Calogero joue t-il un rôle dans votre carrière musicale ?

I : J’ai recroisé Calogero durant l’enregistrement de mon deuxième album car nous avons enregistré les pianos et cordes dans son studio mais nous ne nous sommes jamais revus depuis. J’admire sa carrière et pour répondre à votre question, il ne joue et n’a jamais joué de rôle dans celle-ci mais peut être qu’un jour….. A l’époque, il a simplement écouté et apprécié je crois. J’essaye de construire ma carrière avec mon équipe et je ne veux pas brûler les étapes.

A.C : Votre nouvel album intitulé « Vis » est sorti le 16 mars dernier. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur cet album ?

I : C’est un album dont je suis fier. J’ai d’abord travaillé dessus seul dans mon homestudio durant un an, en temps qu’auteur compositeur et arrangeur. Feed a été chargé de la réalisation de l’album. Cette collaboration a été très enrichissante. « Vis » est lumineux, rassembleur et positif, à l’opposé de mes deux premiers albums plus mélancoliques. Lionel Capouillez a été une grande rencontre artistique également. Nous sommes allés boucler l’album en Belgique, avec lui, dans le Studio Air à Brussel et c’est là que tout le travail a été sublimé par son génie. J’ai beaucoup écrit et composé pour cet album, plus de 30 titres, et j’ai gardé avec mon équipe les 11 meilleurs, ceux qui racontaient au mieux l’état d’esprit, les messages que je voulais transmettre.

A.C : Plus récemment encore, le 15 juin dernier vous avez donné un concert Au Café de la Danse, à Paris. Comment s’est passée votre représentation ? Que ressentez-vous lorsque vous êtes sur scène ?

I : Le Café de la Danse à Paris était un moment magique, porté par les quatre mois de tournées qui précédaient. Dans une salle magnifique, j’ai pu faire le live dont je rêvais avec mes deux musiciens. Un live que je souhaitais moderne et positif, c’est la raison pour laquelle j’ai travaillé différemment de d’habitude. En effet, sur scène ce n’était pas une formation classique rock mais un DJ, un guitariste et moi au piano à queue. Cela a permis de booster mes morceaux électro, de revisiter d’anciens titres dans cette nouvelle veine, mais aussi d’être en tête à tête avec le public au piano. J’ai senti l’adhésion du public et les avis l’ont ensuite confirmé.

A.C : Vous êtes d’ailleurs actuellement en tournée jusqu’à la fin du mois de juin avant de reprendre en août. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur cette tournée ?

I : Je suis très chanceux de pouvoir traverser la France entière actuellement. Depuis le mois de mars et jusqu’en décembre, je pars sur les routes avec mon clavier à la rencontre de mes fans mais aussi de nouvelles personnes qui s’ajoutent à l’aventure. J’aime ce tête à tête en direct et la proximité, le retour des personnes qui vous écoutent et viennent vous voir ensuite pour vous dire à quel point ils ont aimé. C’est enrichissant humainement et très inspirant pour la suite ! Cela est beaucoup plus savoureux que d’être derrière un ordinateur et lire des commentaires sur les réseaux, même si j’aime cela aussi ! Il n’y a rien de meilleur que de pouvoir jouer en live !

A.C : Que peut-on vous souhaiter de plus ?

I : Que cette tournée s’agrandisse encore et encore afin qu’elle ne s’arrête pas et que le public soit au rendez-vous comme il l’est depuis le début ! Et enfin, que la curiosité de vos lecteurs les emmène à me (re)découvrir sur les différentes plateformes, à me rejoindre sur les routes et pourquoi pas, à se procurer mon nouvel album « Vis » !

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